Pèlerinage

Journée inter-paroissiale du 22 avril 2018 (St Joseph, Ste Marthe, St Nicolas) RENCONTRE et FRATERNITE

Nous vous invitons à vivre une journée de rencontre et de fraternité en paroisse et à nous découvrir, paroissiens des trois ensembles.

Cette année nous nous retrouverons à Ars, dans le village de ce témoin de la Miséricorde de Dieu, « qui voulait remettre chacun dans sa dignité et le faire ainsi grandir. »

N’hésitez pas à venir, seul ou en famille, avec vos amis et voisins pour cette belle journée.

Une proposition spécifique est prévue pour les enfants et les jeunes.

Départ en car : 8h Pouilly, 8h15 Charlieu, 8h30 Belmont. Retour : départ d’Ars à 17h

Repas tiré du sac

Participation aux frais : 12€ par personne, 20€ en soutien, tarif spécial pour les familles (grâce à la vente de gâteaux du dimanche 8 avril à la sortie de la messe à Charlieu)

Inscriptions jusqu’au 8 avril, pour Sainte Marthe auprès des personnes relais, à la sortie de la messe des dimanches à Charlieu ou par mail : loic.coordo@gmail.com

JM Vianney

Le curé d’Ars

Né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney connaît une enfance marquée par la ferveur et l’amour de ses parents. Le contexte de la Révolution française va cependant fortement influencer sa jeunesse : il fera sa première confession au pied de la grande horloge, dans la salle commune de la maison natale, et non pas dans l’église du village, et il recevra l’absolution d’un prêtre clandestin. Deux ans plus tard, il fait sa première communion dans une grange, lors d’une messe clandestine, célébrée par un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de répondre à l’appel de Dieu : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », dira-t-il à sa mère. Mais son père s’oppose pendant deux ans à ce projet, car les bras manquent à la maison paternelle.

Séminariste et déserteur Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès de l’abbé Balley, Curé d’Écully. Les difficultés vont le grandir : il navigue de découragement en espérance, va en pèlerinage à la Louvesc, au tombeau de saint François Régis. Il est obligé de devenir déserteur lorsqu’il est appelé à entrer dans l’armée pour aller combattre pendant la guerre en Espagne. Mais l’Abbé Balley saura l’aider pendant ces années d’épreuves. Ordonné prêtre en 1815, il est d’abord vicaire à Écully.

Arrivée à Ars En 1818, il est envoyé à Ars. Là, il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat : « La Providence » et prend soin des plus pauvres.

Confesseur Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Assailli par bien des épreuves et des combats, il garde son cœur enraciné dans l’amour de Dieu et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes. Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Prêtre se consumant d’amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins, il meurt le 4 août 1859. Sa pauvreté n’était pas feinte. Il savait qu’il mourrait un jour comme « prisonnier du confessionnal ».

Le doute Il avait par trois fois tenté de s’enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de Curé, et pensant qu’il était plus un écran à la bonté de Dieu qu’un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : « j’ai fait l’enfant ». Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont l’évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà leur modèle.

Patron de tous les curés Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l’univers”. Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986.