Editorial

Editorial de Janvier 2019

SUIVRE JESUS EN VIVANT LES BEATITUDES POUR ETRE HEUREUX

Pour parvenir à être un bon chrétien, il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes, que nous pouvons reformuler en les actualisant.

En effet, sainteté et bonheur sont synonymes, du fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. Pour vivre les béatitudes, il faut que l’Esprit-Saint nous libère de la faiblesse de l’égoïsme, du confort, de l’orgueil.

Ainsi, être pauvre de cœur, c’est dépasser les richesses matérielles pour acquérir de plus grands biens, comme aimer ses frères ou jouir des choses les plus importantes de la vie.

Réagir avec une humble douceur, c’est rejeter le règne de l’orgueil et de la vanité, où chacun croit avoir le droit de s’élever au-dessus des autres et être meilleur qu’eux, et regarder leurs limites et leurs défauts avec tendresse et douceur, afin de leur venir en aide. Cela revient à placer sa confiance seulement en Dieu pour jouir d’une grande paix.

Savoir pleurer avec les autres, c’est avoir le courage de partager leur souffrance, de les aider et de les soulager, et être capable de toucher les profondeurs de la vie et, ainsi, être authentiquement heureux.

Rechercher ardemment la justice pour les pauvres, les faibles et les désemparés, c’est être juste dans nos propres décisions et être fidèles à la volonté de Dieu par toute notre vie.

Regarder et agir avec miséricorde, c’est servir les autres, les comprendre, être compatissants envers eux et leur pardonner, comme Dieu qui donne et pardonne en surabondance. Si notre cœur, c’est-à-dire nos intentions véritables les plus profondes, ce que nous cherchons vraiment et ce que nous désirons, aime Dieu et le prochain, il peut voir Dieu, parce qu’il est simple, pur, sans souillure.

Bâtir la paix autour de nous exige sérénité, créativité, sensibilité et dextérité, afin de créer l’unité et l’amitié sociales entre tous, y compris ceux qui sont un peu étranges, les personnes difficiles et compliquées, ceux qui réclament de l’attention, ceux qui sont différents, ceux qui sont malmenés par la vie, ceux qui ont d’autres intérêts. Accepter chaque jour le chemin de l’Evangile, même s’il nous crée des problèmes, des peines et des souffrances, c’est travailler pour l’avènement d’un authentique développement humain et social.

En particulier, les miséricordieux sont heureux, du fait que ce qu’ils font pour les pauvres, les étrangers, les migrants, les souffrants, les innocents qui ne sont pas encore nés, eux qui ont la même dignité que nous, qui sont images de Dieu et qui sont infiniment aimés par le Père, c’est à Jésus lui-même qu’ils le font (Mat 25, 35-36).

Lorsque nous dépassons le consumérisme hédoniste trompeur afin de venir en aide aux autres, Dieu se sert de nous pour aimer ces derniers. Et les œuvres de miséricorde envers le prochain manifestent le mieux notre amour de Dieu, plus que les actes de culte. C’est là le critère fondamental sur la base duquel nous serons jugés.

Certes, l’objectif doit être, par le moyen d’un changement social, la restauration de systèmes sociaux et économiques justes de manière que, désormais, il ne puisse plus y avoir d’exclusion.

Tout cela signifie que la prière, l’amour de Dieu, la lecture de l’Evangile et le don de soi au prochain doivent aller ensemble. En somme, la miséricorde est la plénitude de la justice et la manifestation la plus lumineuse de la vérité de Dieu. Miséricorde, justice et vérité s’embrassent.

Tous mes meilleurs vœux à tous pour cette année 2019, surtout une bonne santé !

P. Clément